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Patent auf Brustkrebsgen: Greenpeace fordert
Gesundheitsminister Wagner zum sofortigen Handeln auf
Luxemburg-Stadt - Mit einer Aktion bei der Villa Louvigny, dem Sitz des
luxemburgischen Gesundheitsministeriums, machten Mitglieder der
Umweltschutzorganisation Greenpeace heute auf die drohenden Auswirkungen der
europäischen Biopatentdirektive auf Medizin und Forschung aufmerksam. Drei
Aktivisten befestigten ein Banner mit der Aufschrift "Santé publique menacée -
Pas de Brevets sur le Vivant" an der Fassade des Gesundheitsministeriums.
Mehrere Aktivistinnen trugen Schilder mit der Aufschrift "Non au Brevet
EP0705903 Cancer du Sein!". Sie überreichten dem zuständigen Minister Carlo
Wagner ein Schreiben mit der Aufforderung, das Patent auf das Brustkrebsgen
BRCA1 juristisch anzufechten.
"Es ist völlig inakzeptabel, dass einige wenige Firmen durch Patente auf
menschliches Erbgut die medizinische Forschung kontrollieren und die Entwicklung
neuer Heilverfahren oder Medikamente sogar blockieren können", sagt Martina
Holbach von Greenpeace Luxemburg. "Während in Luxemburg wie in vielen anderen
EU-Staaten über die Umsetzung der Patentdirektive debattiert wird, stellt uns
das Europäische Patentamt tagtäglich vor vollendete Tatsachen und erteilt
Patente auf menschliche Gene - ohne Rücksicht auf die möglichen Konsequenzen.
Gesundheitsminister Wagner muss dafür sorgen, dass der allgemeine
Gesundheitsschutz nicht den Profitinteressen einiger Pharmafirmen untergeordnet
wird."
Nach Recherchen von Greenpeace hat das Europäische Patentamt (EPA) in München
der US-amerikanischen Firma Myriad Ende Mai dieses Jahres ein Patent auf ein Gen
erteilt, das für die Entstehung von Brustkrebs verantwortlich ist. Das
sogenannte BRCA1-Gen wird neben seiner zentralen Rolle bei bestimmten Fällen von
Brustkrebs auch mit Krebserkrankungen von Prostata und Dickdarm in Verbindung
gebracht, zu denen Myriad laut Patentschrift nicht geforscht hat. Das Patent
EP0705903 sichert der Firma umfassende Verwertungsrechte auf alle Funktionen des
Gens, unabhängig davon, ob diese bei der Patentanmeldung bereits bekannt waren.
Myriad hat damit ein Monopol auf alle Funktionen des Gens erhalten, obwohl die
Firma nur Verfahren zur Diagnose von Brustkrebs entwickelt hat. Das bedeutet,
dass andere Wissenschaftler und Firmen nur noch mit Zustimmung von Myriad und
gegen Lizenzgebühren daran forschen und die Ergebnisse verwerten dürfen.
Mit der Erteilung des Patentes folgte das EPA der umstrittenen
EU-Biopatentdirektive 98/44/EC. Die Direktive ist u.a. aufgrund ethischer
Bedenken in vielen EU-Staaten noch nicht in nationales Recht umgesetzt worden.
In Luxemburg wird derzeit ein Gesetzesvorschlag zur Umsetzung der Direktive von
der parlamentarischen als auch von der nationalen Ethikkommission diskutiert.
Neben Greenpeace und der Dritt-Welt-Organisation ASTM haben sich auch die
katholische Kirche sowie die Fraktionen von CSV, LSAP und Déi Gréng gegen die
Umsetzung der Direktive ausgesprochen und fordern die Regierung auf, eine
Neuverhandlung auf EU-Ebene zu initiieren.
Am vergangenen Freitag hatte das Europaparlament in einer Resolution
beschlossen, eine Klage gegen zwei Patente auf das Brustkrebsgen BRCA1
einzureichen. Das Europaparlament forderte desweiteren vom Europäischen Rat, der
EU-Kommission und den EU-Mitgliedstaaten, die notwenigen Massnahmen zu
ergreifen, damit das menschliche Erbgut für Forschungszwecke frei verfügbar
bleibt. Das renommierte französische Institut Curie will zusammen mit dem
französischen Gesundheitsministerium Klage gegen ein weiteres Patent auf das
BRCA1-Gen eingereichen.
Gestern hatte der Europäische Gerichtshof die Klage der Niederlande und
Italien gegen die EU-Biopatentdirektive abgewiesen. Nach Meinung des EuGH
widerspricht die Direktive nicht den rechtlichen Grundlagen der Europäischen
Union.
"Das Patent EP0705903 ist nur eines von vielen Beispielen für die zunehmende
Patentierung des menschlichen Erbguts durch Privatfirmen. Weitere Patentanträge,
die die Erforschung bedeutender Krankheiten betreffen, liegen dem Patentamt
bereits vor," so Martina Holbach. "Mit Hinblick auf das Urteils des EuGHs ist
eine baldige politische Lösung dringender denn je. Greenpeace fordert daher die
luxemburgische Regierung nochmals auf, sich schnellstmöglich für eine
Überarbeitung der Direktive einzusetzen."
Communiqué de presse du 10 octobre 2001:
Brevet sur le gène du cancer du sein: Greenpeace exige une
action immédiate de la part du ministre de la santé
Luxembourg-Ville - Afin de rendre attentif aux conséquences menaçantes pour
la médecine et la recherche se dégageant de la directive européenne sur la
protection des inventions biotechnologiques 98/44/EC, des militants de
l'association écologiste Greenpeace ont organisé ce matin une action de
protestation devant la Villa Louvigny, le siège du ministère de la santé
luxembourgeois. Trois activistes attachèrent une bannière à la façade du
bâtiment portant le message " Santé publique menacée - Pas de Brevets sur le
Vivant ! ", tandis que plusieurs femmes-activistes portèrent des panneaux avec
la demande " Non au brevet EP0705903 Cancer du Sein ! ". Elles présentèrent au
ministre Carlo Wagner une lettre demandant d' engager une action en justice
contre le brevet sur le gène du cancer du sein BRCA1.
" Il est inacceptable que par le moyen des brevets, un petit nombre d'
entreprises puisse contrôler la recherche médicale et même bloquer le
développement de nouveaux médicaments ou de nouvelles thérapies" a dit Martina
Holbach de Greenpeace Luxembourg. " Alors qu'à Luxembourg comme dans beaucoup
d'autres états de l'Union européenne la transposition de la directive 98/44/EC
fait l'objet de discussions intenses, l'Office Européen des Brevets (OEB) nous
met devant le fait accompli et délivre des brevets sur des gènes humains sans
prendre en considération les conséquences possibles. Le ministre de la santé
Carlo Wagner doit s'employer immédiatement à ce que la protection de la santé
publique ne soit pas subordonnée aux intérêts de quelques entreprises
pharmaceutiques."
D'après des recherches de Greenpeace, l'OEB à Munich a délivré fin mai de
cette année un brevet à l'entreprise américaine Myriad sur le gène BRCA1 qui est
responsable de la formation d'un cancer du sein. Outre son rôle central dans
certains cas de cancer du sein, ce gène est aussi mis en relation avec le cancer
de la prostate et de l'intestin, qui cependant ne faisaient pas l'objet de
recherches de la part de Myriad. Le brevet EP0705903 assure à l'entreprise des
licences étendues à toutes les fonctions du gène, indépendamment du fait si ces
fonctions étaient connues lors de la demande de brevet ou non. Myriad détient
ainsi un monopole sur toutes les fonctions du gène, bien que l'entreprise n'ait
développé que des procédures de diagnostic du cancer du sein. Cela signifie que
toute autre recherche sur ce gène et les résultats qui en découlent sont soumis
à l'approbation de Myriad - contre payement des licences afférentes.
Avec l'octroi du brevet, l'OEB a appliqué la directive européenne sur la
brevetabilité des inventions biotechnologiques 98/44/EC. Dans la plupart des
états de l'Union Européenne, cette directive très contestée n'a pas encore été
transposée en droit national, entre autre pour des raisons d'éthique. À
Luxembourg, une proposition de loi concernant la transposition de la directive
est actuellement examinée par une commission parlementaire ainsi que par la
commission nationale d'éthique. Outre Greenpeace et l'organisation
tiers-mondiste ASTM, l'église catholique ainsi que les fractions du PCS, du POSL
et Déi Gréng se sont également prononcées contre la transposition de la
directive et exigent du gouvernement d'initier une renégociation de la directive
sur le plan européen.
Dans une résolution datant de vendredi passé, le Parlement Européen avait
décidé de porter plainte contre deux brevets sur le gène du cancer du sein
BRCA1. En outre, le Parlement européen a exigé du Conseil Européen, de la
Commission de l'UE et des États membres de prendre les mesures nécessaires afin
que le génome humain reste librement disponible pour la recherche scientifique.
Le très renommé Institut Curie a annoncé de porter plainte contre un autre
brevet sur le gène BRCA1 en collaboration avec le ministère de la santé
français.
Hier, la Cour de Justice Européenne avait rejeté la plainte des Pays-Bas et
de l'Italie contre la directive 98/44/EC. Selon la Cour, la directive n'est pas
contraire aux bases juridiques de l'Union européenne.
" Le brevet EP0705903 n'est qu'un exemple pour la pratique sans cesse
croissante du brevetage du génome humain par des entreprises privées. D'autres
demandes de brevet qui concernent des maladies importantes sont déjà à l'étude à
l'Office des brevets à Munich, " dit Martina Holbach. " En vue du jugement de la
Cour de Justice Européenne, une solution politique est plus urgente que jamais.
Greenpeace réitère donc sa demande au gouvernement luxembourgeois de s'engager
pour une renégociacion de la directive dans les meilleurs délais ".
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